Mobilité internationale et vie familiale: faut-il vraiment choisir?
Dernière mise à jour : 23 août
Par Vicky Larocque
Quand on pense à la mobilité internationale, on imagine souvent un échange universitaire d’une session complète à l’étranger. C’est une expérience très enrichissante, mais cette formule n’est pas toujours facile à concilier avec une vie familiale et professionnelle déjà bien établie. Lorsqu’on travaille à temps plein, lorsqu’on est en couple, avec un ou des enfants et avec différentes responsabilités, partir pendant une session au complet devient beaucoup plus compliqué, voire impossible. Pour autant, avoir une famille ne signifie pas qu’il faut renoncer à toute expérience internationale.
Dans le cadre de mon MBA en gestion internationale à l’Université Laval, j’ai eu l’occasion de participer à un court séjour au Tecnológico de Monterrey (TEC), sur le campus de Querétaro, au Mexique. Cette formule représentait pour moi un compromis particulièrement intéressant. Ça me permettait de vivre une véritable expérience universitaire à l’étranger, sans devoir m’absenter pendant plusieurs mois ni mettre toutes mes responsabilités familiales de côté.
Les courts séjours durent de quelques jours à quelques semaines et plusieurs ont lieu pendant l’été. Ils permettent aussi d’obtenir des crédits universitaires dans le cadre de son programme et donnent accès à la bourse de mobilité d’ULaval Monde. Pour les parents étudiants, les personnes qui travaillent à temps plein ou celles qui reprennent des études plus tard dans leur parcours, cette formule peut rendre la mobilité beaucoup plus réaliste et accessible. Et malgré le fait que la durée du séjour soit plus courte, l’expérience n’est pas moins enrichissante pour autant.
La démarche a également été facilitée par l’accompagnement offert par le Service du développement et des relations internationales de FSA ULaval. Les informations étaient accessibles, une rencontre prédépart permettait de mieux comprendre le déroulement du séjour et la mise en relation avec l’université partenaire s’est faite rapidement. Cette structure m’a permis de bien planifier mon séjour et de poser mes questions à l’avance. Comme mon conjoint et mon bébé m’accompagnaient, je souhaitais notamment m’assurer que leur présence ne poserait aucun problème pour l’université partenaire. Les coordonnatrices du TEC se sont montrées très ouvertes et disponibles. Ma famille a même pu participer à certaines sorties organisées pendant les fins de semaine, ce qui nous a permis de partager une partie de l’expérience.
De notre côté, nous avons simplement dû adapter certains éléments du séjour à notre réalité familiale. Plutôt que de rester en résidence universitaire, nous avons choisi de louer un Airbnb. Cette option représentait un coût un peu plus élevé, mais elle répondait beaucoup mieux à nos besoins avec un jeune enfant. L’horaire demandait tout de même une certaine souplesse. Au TEC, mes cours avaient lieu de 9 h à midi, puis de 16 h à 19 h. Cette longue pause au milieu de la journée pouvait sembler inhabituelle, mais elle me permettait de retourner au logement, de passer du temps avec ma famille et de reprendre ensuite le chemin de l’université.
Dans les faits, rien n’a été particulièrement difficile à organiser. Il fallait surtout prendre le temps de réfléchir à nos besoins, de communiquer avec les responsables et de choisir les options les mieux adaptées à notre situation. Bien entendu, voyager avec un enfant demande une préparation supplémentaire. Cette solution ne convient pas nécessairement à toutes les familles, et chaque parent doit évaluer ce qui est réaliste, selon sa propre situation.
Bref, un court séjour permet de découvrir une autre culture, de développer de nouvelles compétences et de progresser dans sa formation, tout en tenant compte de ses responsabilités. Avoir une famille ne rend donc pas une expérience universitaire à l’étranger impossible. Cela demande parfois simplement de trouver une formule différente, plus courte et mieux adaptée à sa réalité.


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