Pas obligatoire, mais essentiel pour moi: préparer ma session à l’étranger à ma façon
- lefebvresarahmaude
- 4 mars
- 4 min de lecture
Avant mon inscription, je savais qu’il y aurait de la paperasse. Des formations. Des listes à cocher. Des échéances. ULaval Monde explique très bien les étapes, les séances d’information sont claires, tout est structuré… mais honnêtement, je ne suis pas la personne la plus organisée au monde.
Finalement, ce n’étaient pas les grosses étapes qui étaient les plus difficiles. C’étaient les petits détails. Ceux qui ne sont pas obligatoires. Ceux que personne ne t’impose, mais que tu choisis parce qu’ils correspondent à ce que tu veux vivre.
Par moments, c’est décourageant. On a l’impression qu’on n’est pas faite pour organiser seule une session complète à l’étranger. Mais la vérité, c’est qu’on a énormément de soutien. Et savoir utiliser les rappels et envoyer des courriels aux bonnes personnes, ça aide beaucoup plus qu’on ne le pense.
Voici donc les petits « extras » que j’ai choisis pour mon séjour au Chili. Pas nécessaires, mais importants pour moi.
Quels sont les petits détails supplémentaires (vraiment pas obligatoires) que je voulais?
1. Vivre chez l’habitant.
Au départ, je voulais être seule en résidence ou en appartement. Mais, à mon université d’accueil, il n’y a pas de résidences et les appartements pour une seule personne sont rares.
Puis j’ai réalisé quelque chose d’important: si je pars, c’est pour apprendre l’espagnol. Et seule, je parlerais beaucoup moins.
Vivre chez l’habitant, ce n’est peut-être pas le choix le plus confortable. Je ne serai pas aussi « seule » que j’aurais imaginé. Mais je pratiquerai davantage la langue, je découvrirai la culture de l’intérieur, et j’aurai un regard plus authentique sur la vie là-bas. Et au fond, c’est exactement ce que je veux.
2. Avoir des assurances voyages couvrant plusieurs voyages pendant un an.
À ma destination, on m’a recommandé de prendre un permis transitoire plutôt qu’un visa. Concrètement, cela signifie qu’avant la fin de 90 jours, je devais sortir du pays puis y revenir pour recommencer un nouveau 90 jours.
J’ai donc choisi une assurance qui me couvre pour un voyage éventuel pendant mon séjour. En plus, comme ma famille va souvent en Floride pendant les fêtes, je serai couverte sans avoir à souscrire une assurance supplémentaire. Ce n’était pas plus cher; il fallait simplement chercher davantage.
3. Garder le même numéro de téléphone durant mon séjour.
Je voulais garder mon numéro de téléphone québécois. Pas nécessairement pour appeler tous les jours, mais surtout pour recevoir les codes de vérification envoyés par message texte.
Ce n’était pas compliqué: il fallait simplement changer de forfait. Mais ça impliquait d’accepter un certain coût.
Et honnêtement, une session à l’étranger, c’est aussi ça: faire des choix et accepter que tout ne soit pas gratuit.
4. Surestimation du budget.
Avant de commencer les démarches, je n’avais pas assez exploré les options de financement; et je le recommande fortement.
Je pensais que c’était presque financièrement inaccessible. Mais il y a énormément de soutien. Oui, c’est plus dispendieux qu’une session normale. Mais j’ai l’impression qu’on y apprend encore plus.
Dans mon budget initial, j’ai volontairement surestimé presque toutes les dépenses. Comme ça, dans le pire des cas, ce sera meilleur que prévu. Appelez ça du “Girl Math” si vous voulez! Moi, j’appelle cela protéger ma paix d’esprit.
5. Acheter un livre de voyage.
Est-ce nécessaire ? Absolument pas.
Mais pour me donner hâte, découvrir la culture, avoir des idées d’endroits à visiter et ne pas arriver complètement perdue, j’ai trouvé ça motivant.
Certains préfèrent tout chercher sur Internet. Moi, j’aime avoir quelque chose de concret entre les mains.
6. Aller à la clinique du voyageur.
Pas obligatoire. Mais je le recommande mille fois.
Oui, j’ai consulté mon médecin. Mais je suis aussi allée dans une clinique spécialisée pour les voyageurs, surtout, car c’est un long séjour.
Je préfère prévenir le plus possible. Sinon, je vais toujours me demander si j’aurais dû faire plus.
7. Prendre des cours d’espagnol en ligne.
Je ne suis certainement pas la première à le faire.
Mais en lisant les blogues et les rapports d’anciens étudiants, j’ai réalisé à quel point connaître les bases facilite l’inclusion dès les premiers jours.
Je ne veux pas seulement survivre en espagnol. Je veux vivre en espagnol.
8. Accepter que j’oublie probablement quelque chose.
Rendue aux valises, l’anxiété monte. La meilleure phrase que mon père m’a dite?
« L’essentiel, c’est ton passeport et ton cellulaire. Le reste, ça s’achète. »
Peu importe où tu vas, il y aura des magasins. Oui, ce n’est peut-être pas prévu dans le budget, mais ça aide énormément à calmer le stress prédépart.
Je me suis préparée du mieux que je pouvais. J’ai suivi les formations. J’ai posé mes questions. J’ai planifié, ajusté, recalculé. Je ne me sens pas parfaitement prête. Mais je me sens suffisamment prête. Et parfois, c’est tout ce qu’il faut.
Prochaine étape : décoller pour le Chili. ✨

Psttt: La Sarah-du-4-mars-qui-commence-les-cours-et-qui-est-arrivée-depuis-7-jours fait dire, avec toute la préparation du monde, qu'il y a encore des imprévus. Le seul: un convertisseur pour mon séchoir, beaucoup trop compliqué. Elle fait aussi dire qu'elle est contente d’avoir apporté le minimum de linge, car elle veut clairement s’en acheter à destination. Les prix sont intéressants et, quand je ne suis pas en cours, honnêtement, c’est une activité à faire avec une amie.



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