Quoi absolument savoir avant d’aller au Chili
Par Sarah-Maude Lefebvre
Se prévoir des vêtements pour les 4 saisons
Il fait vraiment plus froid qu’on pense et le froid est différent. En effectuant des recherches, j'ai constaté que les températures étaient similaires à l’automne, donc j’étais préparée pour l’automne. En vrai, oui, ça ressemble à des températures automnales, mais il fait plus humide avec la proximité de la mer et il n’y a pas de chauffage central.
Donc par ici, lorsqu’il fait -20 °C dehors, il peut faire 20 °C à l’intérieur. Au Chili, s’il faisait 10 °C à l’extérieur, le ressenti à l’intérieur pouvait être de 9 °C avec l’humidité.
Donc, prévoir des vêtements plus chauds, qui ne sont pas nécessairement des manteaux pour les porter à l’intérieur, est une excellente idée. Sinon, il faut prévoir un budget pour le magasinage sur place.
Un habit d'été pour l'Île de Pâques (mois de mai), habit d'automne à Santiago, un habit plus chaud pour la Patagonie.
Sur le même thème, apporter des vêtements pour les 4 saisons facilite énormément le voyage à travers le pays. En effet, mon manteau était aussi nécessaire en Patagonie que dans le désert d’Atacama. Justement, dans le désert, le matin et le soir, il fait super froid, mais dans la journée, la température devient clémente, donc ça prend quand même des t-shirts par exemple. Finalement, à l’Île de Pâques, il ne fait pas trop chaud, mais c’est extrêmement humide, donc il faut le considérer, par exemple en ayant des vêtements plus respirants.
C’est un pays montagneux
Si tu aimes la randonnée, tu vas adorer. Il y a des randonnées possibles partout. Si tu n’es pas à la recherche d’une randonnée (comme moi), il y a des côtes partout, donc il y a énormément d’escaliers et lorsqu’on pense manquer une journée pour s’entraîner, le relief s’en occupe. Par exemple, juste à côté de Viña del Mar se trouve Valparaíso. C’est très touristique, et je recommande fortement. Il y a officiellement 42 « cerros » (collines), donc il faut s’y préparer mentalement, car c’est une ville très colorée à ne pas manquer.
Ça vaut la peine de faire autant d'escaliers, c'est une ville très colorée, on voit à l'horizon le relief plus montagneux à Valaparaiso.
La culture des repas est différente
Premièrement, les repas se prennent à un horaire différent de celui auquel on est habitué. Je dirais qu’il ressemble à celui de l’Espagne. Le dîner était plus tard, entre 14 h 30 et 15 h 30. Il n’y avait pas de souper officiel, plutôt une « once ». C’était un repas léger, souvent vers 22 h et ça donnait une occasion au foyer de se rassembler et de parler.
Justement, les repas duraient beaucoup plus longtemps que ce à quoi j’étais habituée. Ils sont considérés comme un évènement social. Par exemple, à la fête des Mères, la famille où je demeurais m’a prévenu d’un brunch pour l’occasion, mais il n’était toujours pas terminé à 15 h. Lorsque la famille organisait un repas pour une occasion quelconque, je prévoyais la journée pour être certaine.
Dernièrement, ça peut sembler évident, mais les goûts et les recettes sont assez différents. Je pensais qu’en allant dans un pays latin, je mangerais des saveurs plus ou moins piquantes, comme lorsqu’on va dans un restaurant mexicain, par exemple.
J’ai été surprise de constater qu’il y avait très peu d’épices. J'ai constaté que c’était un aspect difficile pour bien des étudiants internationaux.
Une personne qui adore la mayonnaise au point d’en mettre partout a plus de chances d’aimer la nourriture là-bas, comme leur fameux completo italiano (un hot-dog avec des avocats et de la mayonnaise). Ceux-ci étaient disponibles là où l’on s’y attend le moins à de très bas prix.
Il y a des foules de chiens errants
On aurait dit que plus l’endroit était perdu, plus il y en avait. Je ne suis pas certaine de l’expliquer, mais les deux endroits où j’ai vu le plus de chiens errants, ce sont l’Île de Pâques et le désert d’Atacama. Il était frappant d’être dans un endroit mythique et de voir un chien errant.
Toutefois, les chiens errants là-bas sont traités différemment d’ici. Ils étaient très amicaux et certains commerces leur offraient de l’eau et de la nourriture.

Un chien errant avec un Moai à l'Île de Pâques. Les Chiliens sont moins stressés
L’aspect est hyper important à considérer, surtout lorsqu’on a un formulaire ou une demande quelconque à envoyer par courriel. Justement, il est plus que normal de faire des retours sur les dossiers, car les délais de réponse étaient tellement longs qu’il était fréquent de penser qu’il était tout simplement oublié.
Cependant, lors des cours, les professeurs étaient moins stressés et les effets étaient ressentis de ce fait sur les étudiants. Si on avait un souci pour une date ou une incompréhension, les professeurs trouvaient toujours une solution, ce n’était jamais un stress pour eux.



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